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Pourquoi la nature est-elle si bonne pour notre santé mentale ?
Pourquoi la nature est-elle bonne pour notre santé mentale ?

Pourquoi la nature est-elle si bonne pour notre santé mentale ?

Au cours des dernières années, un certain nombre de programmes de thérapie en pleine nature ont vu le jour. Le fait d’être impliqué dans la nature semble aider les patients à s’ouvrir, à retrouver une nouvelle confiance en eux et à orienter leur vie dans des directions plus positives.

Les psychologues qui dirigent ces programmes estiment qu’il existe un pouvoir de guérison dans la nature, étayé par des recherches suggérant que les espaces verts sont bons pour notre santé, notre bien-être et même nos relations. Mais quel est l’ingrédient secret de la nature ? Pourquoi la nature est-elle si bonne pour notre santé mentale ?

Une étude récente, dirigée par le chercheur Craig L. Anderson de l’Université de San Francisco, suggère que cela pourrait être en lien avec l’émotion “awe“. Ce terme pourrait se traduire par l’émerveillement mêlé à de la révérence : ce sentiment d’être en présence de quelque chose de plus grand que nous.

Les analyses ont montré que les personnes qui passaient du temps dans la nature un jour donné se sentaient plus satisfaits de la vie ce soir-là. De plus, les expériences d’émerveillement  favorisaient cette satisfaction plus que toute autre émotion. Les personnes qui ont passé plus de jours dans la nature au cours des deux semaines ont constaté une amélioration de leur bien-être pendant cette période.

Faire l’expérience de l’émerveillement dans la nature est un moyen puissant d’avoir un impact psychologique“, déclare Anderson. “Nos résultats suggèrent qu’il n’est pas nécessaire de faire des expériences extravagantes et extraordinaires dans la nature pour ressentir de l’émerveillement et en tirer des avantages. En prenant quelques minutes pour profiter des plantes en fleurs ou du coucher du soleil dans votre vie quotidienne, vous améliorez également votre bien-être.

Comment faire une balade en pleine conscience ?

Avec un regard délibérément orienté vers le positif, l’émerveillement se trouve dans presque tous les environnements, transformant une expérience ordinaire en un moment inspirant.

Il est plus probable que cela se produise dans des endroits présentant deux caractéristiques principales : l’immensité physique et la nouveauté. Et il est nécessaire d’être pleinement présent et attentif : c’est ce que l’on appelle une balade en pleine conscience. 

Vous êtes plus susceptible de vous sentir émerveillé dans un endroit inconnu où les images et les sons ne vous sont pas familiers. Mais après tout, peu importe où vous êtes, la clé est d’être dans le bon état d’esprit. 

Pour commencer, éteignez votre téléphone portable. Il peut vous distraire et détourner votre attention de ce qui se passe autour de vous. Mieux encore, n’emportez pas votre téléphone avec vous pour ne pas être tenté de le regarder.

Pendant votre balade, essayez d’aborder ce que vous voyez avec un regard neuf, en imaginant que vous le voyez comme pour la première fois. Suivez ensuite ces étapes:

  1. Prenez une profonde inspiration. Comptez jusqu’à cinq lorsque vous inspirez et cinq lorsque vous expirez. Sentez l’air passer dans votre nez et écoutez le son de votre respiration. Revenez à cette respiration tout au long de la balade.
  2. Lorsque vous commencez à marcher, ressentez vos pieds sur le sol et écoutez les sons environnants.
  3. Soyez attentif à rester ouvert à ce qui vous entoure, à ce qui est vaste, inattendu, qui surprend et réjouit.
  4. Prenez une autre respiration profonde. Encore une fois, comptez jusqu’à cinq lors de l’inspiration et cinq lors de l’expiration. Reportez votre attention sur ce que votre peau peut percevoir : la température de l’air, le sens du vent …
  5. Laissez votre attention s’ouvrir à la perception de ce qui peut vous inspirer de l’émerveillement. Est-ce la surface d’une étendue d’eau ? Les petits motifs d’ombre et de lumière sur des feuilles ? Laissez votre attention se déplacer du vaste au détail.
  6. Continuez votre balade et, de temps en temps, ramenez votre attention sur votre souffle. Comptez jusqu’à cinq lorsque vous inspirez et cinq lorsque vous expirez. Remarquez – vraiment, remarquez – la multitude de détails, de sons, d’odeurs et d’autres sensations qui dansent dans votre conscience, généralement non détectées.

Où faire une balade en pleine conscience ?

Une fois que vous prenez l’habitude de vous promener de la sorte, vous serez peut-être frappé par la fréquence des occasions de vous émerveiller – elles sont pratiquement infinies.

Lorsque vous poursuivez votre journée, prenez note de ces moments qui vous transportent : ce sont les occasions de vous émerveiller. Ils peuvent se rencontrer aussi en ville, devant des œuvres d’art, en écoutant de la musique ou en se connectant avec d’autres personnes. Sortez et trouvez vos moments d’émerveillement et écoutez-les attentivement, voyez où ils vous guident. 

Voici quelques idées plus spécifiques sur les endroits où faire une balade d’émerveillement.

  • Une montagne avec vue panoramique
  • Un sentier bordé de grands arbres
  • La rive d’un océan, d’un lac, d’une rivière ou d’une cascade
  • Une nuit claire où vous pouvez voir les étoiles
  • Un endroit où vous pouvez regarder un coucher de soleil ou un lever de soleil
  • Un lieu historique 

Et pour faire une sophro-balade en pleine nature, c’est ici !

Sophro-balade Larina

Pourquoi ça fonctionne ?

Les recherches en neurosciences montrent que notre cerveau est adapté à la nature : ses performances sont meilleures et l’état psychologique est plus positif en milieu naturel.

En 2015, Gregory Bratman, de l’université Stanford, a montré que 90 minutes de marche dans la nature provoque une baisse de l’activité du cortex préfrontal, zone associée à la réflexion et à la focalisation sur soi et donc aux ruminations négatives. Par ailleurs, l’exposition à la nature entraîne la production dans le cerveau d’ondes alpha, caractéristique d’un état de relaxation que l’on peut également atteindre lors d’une séance de sophrologie, alors qu’un paysage urbain relance l’activité de l’amydale, le centre cérébral de l’anxiété et de la peur. 

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